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Le bouddhisme tibétain et les institutions qui le représentent à travers le monde font parfois l'objet d'abus de pouvoir, de querelles d'églises, voire de dérives plus inquiétantes.
Depuis la fin des années septante, la diaspora tibétaine est agitée par une controverse liée à une pratique considérée comme mineure, sectaire et nuisible à l'unité de peuple tibétain par l'actuel Dalaï-lama.
Connue sous le nom de l'affaire Dorjé Shugden, du nom de la divinité à laquelle cette pratique est associée, la polémique divise en premier lieu le clergé Guélougpa auquel appartient le XIVème Dalaï-lama et, dans un second temps, la communauté laïque vivant en exil.
Après qu'il ait été recommandé d'abandonner le culte propitiatoire de Dorjé Shugden, il fut finalement exigé des moines des monastères Guélougpa une prise sous serment et la stricte interdiction de cette pratique.
Une frange traditionaliste opposée aux mesures prises, parmi laquelle se comptent des moines Guélougpa, des laïcs tibétains mais également des disciples occidentaux, préféra cependant rompre les liens organiques qui la liaient à l'autorité spirituelle du Dalaï-lama et accusa ce dernier d'entraver leur liberté de culte.
En janvier 2008, l'ensemble des membres de la communauté du monastère de Tashi Lhunpo prêta serment conformément aux souhaits exprimés par le Dalaï-lama et le Gouvernement tibétain en exil.
Pour cette raison, et par respect pour les serments pris par les moines de Tashi Lhunpo, l'Association Shantideva demande aux personnes n'ayant pas renoncé à la pratique connue sous le nom de Dögyal Dorjé Shugden de ne pas prendre part aux activités qu'elle propose.
Nous remercions ces personnes de leur compréhension.
Le Comité |